Ma nouvelle vie sans les réseaux sociaux. Ou presque.

Cher blournal,

Tout d’abord merci. J’étais morte de trouille de vous écrire la dernière fois, j’avais peur d’avoir publié quelque chose d’inutile et pollué l’Internet plus qu’il ne l’est déjà. Vos retours m’ont démontré qu’un sujet trouve toujours ses lecteurs comme un pot trouve toujours son couvercle, j’en suis d’autant plus heureuse que vous êtes un couvercle particulièrement sympathique.

Je tente un deuxième texte, je ne sais pas quand je le publierai. Tout ce que je sais c’est qu’à l’heure où je le commence, nous sommes le week-end de Noël. Je suis chez ma mère qui se trouve en plein déménagement et de ce fait… Je n’ai pas Internet !

Ce qui aurait été pour moi un drame il y a encore quelques semaines est aujourd’hui sans importance car, depuis le 15 novembre, je ne vais plus sur les réseaux sociaux que quinze minutes par jour et n’utilise Internet que pour me documenter. unknownPour vous donner une idée, en septembre, avec l’application « Moment » (Dont l’utilité est de nous désintoxiquer du smartphone, je la recommande), j’avais pu mesurer que je passais en moyenne trois à quatre heures par jour sur les réseaux sociaux, aujourd’hui j’ai donc divisé ce temps par seize.

Rompre avec Facebook et Twitter, les supprimer de mon smartphone, était une décision que j’avais prise depuis longtemps mais je ne savais pas comment je pouvais rendre cela possible techniquement : il s’agit de plateformes dont j’ai besoin pour partager mon travail et échanger avec mes couvercles. Oui, mes couvercles. Je ne me drogue pas, c’est une référence à la métaphore du début.

Alors j’ai proposé à une de mes amies proches qui a de multiples compétences dans les domaines de la communication et de l’Internet de gérer mes comptes Facebook et Twitter et de ne m’en transmettre que le meilleur. Cela me permet depuis un mois et demi de ne lire que les choses gentilles, et parfois d’y répondre, chaque soir dans un temps donné sans avoir à être esclave toute la journée de notifications en pagaille.

Il serait trop long et assez inintéressant de vous expliquer le cheminement complexe qui m’a amenée à engager quelqu’un pour s’occuper à ma place de mes réseaux sociaux. Je voudrais juste vous lister les bienfaits que j’y trouve à ce jour et mes premières conclusions sur la plus belle rupture de toute ma vie.

1) J’ai retrouvé ma concentration.

Twitter et Facebook sont de petits animaux capricieux et narcissiques qui ont toujours besoin qu’on les regarde. Parfois ils me faisaient même croire que, si je ne les regardais pas, j’allais passer à côté de quelque chose d’essentiel, m’exclure de l’humanité. Alors toutes les quinze ou vingt minutes, j’y jetais un œil. Les likes, retweet ou commentaires provoquaient un agréable stimulus, je les piochais dans mon Iphone comme des chips dans un paquet de Pringles qui ne s’épuise jamais, et ce sans pouvoir m’arrêter. J’étais accro.
Du jour où j’ai enlevé Facebook et Twitter de mon smartphone en décidant parallèlement de n’y passer que quinze à vingt minutes quotidiennes maximum sur mon ordinateur, il m’a fallu soixante douze heures de détoxication. Trois jours entiers d’irritabilité, de mauvais sommeil et de pics d’angoisse à me demander des choses aussi bêtes que « Mais si untel me parle sur Twitter et que je ne lui réponds pas immédiatement, le pauvre il va mal le prendre ! ». Ou : « Et si ma dernière chronique suscite un gros bad buzz à cause d’une maladresse à laquelle je n’ai pas fait attention et que je laisse la chose gangréner plusieurs heures durant ce sera la catastrophe ! ». Et puis mon cerveau réclamait sa drogue : le flux d’échanges sociaux sur le web, ses caresses rassurantes d’approbation populaire (Autrement appelées « likes »), il me fallait ma cyber meute.

J’ai tenu bon. Et puis mon amie s’occupant désormais de mes pages ne pouvait pas être plus claire : « Christine, si il y a le moindre souci, je t’appelle dans la seconde ». En un mois et demi, il n’y a eu AUCUN soucis. Tout cela avait dans ma tête bien plus d’importance que cela n’en a vraiment.

Depuis un mois, je n’ai plus du tout le même cerveau. Je peux écrire trois heures durant sans entendre Twitter et Facebook pleurnicher pour que je vienne m’occuper d’eux, regarder un film sans être tentée d’appuyer sur pause au cas où il se passerait quelque chose sur mon fil d’actualité.unknown-1

Les connexions comiques se font plus facilement, j’écris mes chronique plus rapidement, j’ai moins de mal à m’y mettre. Moi qui ai l’habitude de lire une heure par jour, je réalise que sans mes « coupures web », j’ai le temps de lire deux fois plus de choses, j’engrange plus de savoir. Et plus jamais en lisant je ne me mets à penser à autre chose ce qui était souvent le cas avant.

Depuis que je ne sors plus mon téléphone toutes les dix minutes, j’ai plus d’intuition aussi, je suis mieux ancrée dans le moment présent. Mon regard sur le monde n’est plus fait de mille et une voix qui dans ma tête se coupent la parole. J’arrive à rassembler tous les messages, à en faire quelque chose, à me dire distinctement par exemple : mon interlocuteur est stressé, je suis encore contrariée d’une chose qui s’est passée hier, je crois qu’il va pleuvoir, si je veux faire rire avec ce thème je dois faire un parallèle avec tel autre thème… Tout cela est clair quand avant je devais négocier en permanence avec un brouhaha interne qui me faisait perdre beaucoup de temps.

Je suis triste, profondément triste, de me dire que cette concentration j’aurais pu la retrouver il y a bien longtemps. Je n’ose même pas penser à tous les textes que j’aurais pu écrire, toutes les idées qui auraient pu me venir et qui ne viendront plus jamais tout cela parce que j’ai laissé les réseaux sociaux coloniser mon cerveau…

2) Je ne veux plus mettre mon énergie dans du « rien »

Le moine bouddhiste Matthieu Ricard a participé il y a quelque temps à une expérience fabuleuse : on lui a demandé de méditer sous IRM ou encore avec des capteurs sur la tête (Petite photo ci-dessous). 1152448_la_meditation_validee_-1728x800_c

Dans une interview, il explique avoir médité plusieurs centaines d’heures sous le regard infra-rouge de chercheurs américains qui ont pu faire ce constat troublant : si l’on entraine son cerveau pour la compassion (Ce que faisait Matthieu Ricard pendant sa méditation), celui-ci va alors fabriquer de la place quelque part dans la tête pour plus de compassion et va en enlever à d’autres automatismes contraire comme la rancoeur ou la jalousie. En d’autres termes, les sentiments, les habitudes, les schémas de pensée, sont comme des muscles : plus on en fait, plus le corps fera en sorte de savoir le faire bien et y consacrera de l’espace dans le cerveau.

Depuis toutes ces années passées sur les réseaux sociaux, j’avais entrainé mon cerveau à plusieurs choses : tout raconter, tout transformer en phrases de 140 caractères, tout photographier, tout partager. Au final j’étais la journaliste de ma propre vie, à toujours me demander ce qui allait faire rire ou parler à mes abonnés.

Une fois que la chose était postée, je m’appliquais au suivi, répondais à tout le monde, essayais de faire des vannes sur les vannes. Si quelqu’un disait une chose n’allant pas dans mon sens, alors je débattais jusqu’à plus soif. Quand quelqu’un disait une chose gentille, je n’en pouvais plus de dire merci. Et quand je refermais mon ordinateur, une heure s’était passé, parfois plus, j’avais alimenté du « rien ».

Une énergie folle avait été dépensée au détriment de tout ce qu’en parallèle je peux créer de concret, de durable et de plus abouti : mes chroniques, ce troisième livre que je commence mais ne finis jamais, un scénario de film, un blournal, une nouvelle recette végane que je pourrais apprendre…

J’aimerais entrainer mon cerveau à beaucoup de choses : à écrire mieux, créer des sketchs ou des chroniques plus efficaces, parler anglais, comprendre d’avantage le monde qui m’entoure… Mais je ne veux plus l’entrainer à fabriquer du contenu pour les réseaux sociaux.

3) En plus, on croit partager mais que partage-t-on vraiment ?

L’autre jour Europe 1 organisait une délocalisation à Lyon à l’occasion de la fête des lumières. Avec toute l’équipe du Grand Direct des Médias, après l’enregistrement de notre émission, on s’est dit que ce serait chouette d’aller faire un tour de grande roue sur la place Bellecour. Une fois tout là haut, le vent sifflait dans nos oreilles, on n’entendait plus du tout la circulation. On voyait toute la ville s’étendre sous nos Converses avec ce sentiment mélangé d’être à la fois 1) Les maitres du monde 2) En danger de mort.

Soucieux de partager ce moment avec son réseaux, l’un d’entre nous qui n’avait pas le vertige a photographié et filmé tout ce qu’il a pu pour de retour en bas faire ce décevant constat en regardant ses images : « Ho non ! Ça rend rien, ni en vidéo ni en photo ! ».

Là haut nous avions vécu un moment intense d’altitude et de fragilité. Le silence, l’odeur de l’air non pollué, la peur que l’on dissimulait derrière nos plaisanteries, le froid… Comment le transmettre fidèlement sur les réseaux sociaux ? C’est impossible. Ni l’Iphone 7, ni même l’Iphone 8, ou 9 ou 24… Ne sauraient rendre tel que nous l’avons vécu un morceau de présent.

Je pense à Marcel Proust qui aura passé toute sa vie à tenter de nous transmettre les saveurs de son existence, les travers des gens qu’il a pu côtoyer, mille sensations dont il est dommage que l’on ne retienne que la unknown-2madeleine. Si il avait vécu au 21ème siècle et que toutes ces impressions ou moments avaient été partagés sur les réseaux sociaux à l’instant où ils étaient vécus, il n’aurait rien muri, réfléchi, engrangé. Et le résultat n’aurait pas été « A la recherche du temps perdu » mais « le compte Facebook de Marcel Proust ».

4) Accessoirement, c’est vraiment très agréable de ne plus se faire insulter…

Ce blournal ne serait pas très honnête si je n’abordais pas cet aspect des choses. D’autant que ma décision définitive d’engager mon amie est née d’une insulte de trop reçue sur Twitter après la diffusion d’une de mes chroniques. J’ai décidé que je n’avais pas à m’infliger ça. Les gens ont heureusement le droit de ne pas aimer mon travail. Ils ont même le droit de m’insulter, ce sont les joies de la démocratie. Mais les lire serait masochiste pour moi comme pour ma créativité.personnages-celebres-troll-face-469394

Le plus blessant est que beaucoup ne s’en prennent pas seulement à mes textes mais aussi à mon physique, à ma voix, à des détails sans importance qu’ils montent en épingle avec une violence disproportionnée. Parfois je me dis « Mais si ils adressent toute cette colère à moi qui fais juste des blagues, que doivent-ils bien adresser aux gens qui leur font vraiment du mal ? Leur curseur des choses réellement importantes n’est-il pas un peu déréglé ? Et plutôt que de m’écrire, ne peuvent-il pas juste changer de radio ou de chaîne le temps de mon intervention ?  ».

Les réseaux sociaux sont la plus jolie des planques pour ceux qui ont de la colère ou de la méchanceté à revendre et je ne veux pas de ça dans ma vie. Une autre raison, surement secondaire mais importante, de s’en aller…

5) On n’a qu’une vie

Même si Muriel Siron, l’astrologue d’Europe 1, m’assure que j’ai des vies antérieures et que dans la précédente j’étais un homme politique pas très sympa, globalement je préfère jouer la prudence en me disant qu’on a qu’une vie. Et que cette vie, on doit la vivre pour nous et pas pour les autres.

J’ai gardé mon compte Instagram, que je gère moi-même, pour me distraire mais sans y passer plus de quelques minutes par jour. Il fait office d’album souvenir, de lien avec mes proches et les artistes qui m’inspirent. Mais mon rapport à cette application a complètement changé depuis cette fameuse date du 15 novembre : avant je pensais en « Instagram ». Dès qu’une chose était jolie, je DEVAIS la partager.

En août dernier, à Hawaï, mon copain n’en pouvait plus que je ne puisse manger sans photographier mes plats ou nager avec les tortues sans déplorer « C’est trop dommage que mon portable n’ait pas de coque étanche ». Il me répondait « Qu’est-ce qui est trop dommage ? Tu nages avec des tortues à Hawaï ! C’est pas dommage, c’est un des plus beau moments de ta vie normalement ! ». Mais c’était comme si dans ma tête cela n’avait pas de valeur tant que cela ne pouvait pas être partagé avec les gens. Des gens que d’ailleurs pour la plupart je ne connais absolument pas.

Ce n’était pas vraiment du narcissisme, plutôt une habitude, un besoin de tout dire au monde. Et, là, à rien pouvoir faire de ce moment impeccable avec ces sublimes animaux des fonds marins, j’avais l’impression de foirer un truc.

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C’était cette tortue ! On l’avait appelée Marguerite !

Comme si ma vie était un magazine, que chaque jour était un reportage et que ce soir là j’allais drôlement me faire engueuler par le rédacteur en chef de n’avoir rien pu publier de cette fabuleuse tranche de vie.

Aujourd’hui j’ai mis en mode « off » cette vision instagramesque de ma vie. Je partage les choses « évidentes » : les invités d’Europe 1 pour dire aux gens qu’un nouveau podcast est en ligne, les frasques de Becky et Moustache parce qu’ils sont plus populaires que moi sur Internet et qu’eux-même m’en voudraient de les priver de leur public (Si si je vous jure). Pour le reste, je me fais quelque fois un peu violence pour ne pas retomber dans de vieux travers, parfois je craque et publie un moment dont le monde n’a pas besoin mais, globalement, je sens bien que j’ai comme guéri d’une maladie. Que ma vie, je ne dois la vivre que pour moi en priorité et que c’était me faire bien du mal que de penser sans arrêt à un public qui, il faut l’avouer, en plus, s’en fout un peu.

Virginia Woolf écrivait qu’un moment n’est jamais entier tant qu’on y a pas rajouté une couche de temps, un recul. Ainsi, par exemple, des moments innocents passés avec ma grand-mère révèlent aujourd’hui toute leur intensité et leur importance dix ans après, maintenant qu’elle n’est plus là. Où alors je vais repenser à des souvenirs d’école, à une conversation eue il y a six mois et mesurer autre chose, trouver un sens caché que je ne pouvais déceler au moment précis ou je le vivais.

Et du coup je me dis : que me restera-t-il plus tard de tous ces moments si je ne les ai vécus qu’à travers un Iphone ?

6) Les réseaux sociaux bloquent notre processus de développement personnel

Nietzsche le disait mieux que je ne pourrais jamais le dire, on est tous faits pour quelque chose « par delà le bien et le mal » et on doit tous être libre de se diriger vers cette chose sans qu’un asservissement extérieur ne nous en empêche ou dissuade (Des parents trop autoritaires, un travail éreintant, une société basée sur les apparences…). designklein-1022576Comme la plante est destinée à s’élever vers le soleil, nous avons tous en nous une quête : celle d’être en phase avec nous même, de trouver comment nous pouvons être au maximum de nos capacités d’humain, créer, fonder une famille, ou pas, monter une société, inventer des concepts, voyager, planter des bégonias… La liste est infinie mais il s’agit comme Jacques Attali le dit dans son livre « Devenir soi » de « Prendre conscience que sa vie est unique, que nul n’est condamné à la médiocrité, que chacun a des dons spécifiques » .

Certains parlent de destin, d’autres de vocation, de mission… Mais on a tous un point commun : on a envie de se lever le matin et d’être heureux. Et pour ça il faut passer par plein d’étapes : des expériences, des rencontres, des épreuves, des déclics, des remises en questions…

J’imagine que vous aussi, quand vous pensez à où vous étiez il y a dix ans et à où vous êtes maintenant, vous vous dites : whoua, j’ai fait tout ça ! En mal ou en bien, vous avez fait du chemin, des erreurs, pris des décisions, vécu des choses fortes… Vous êtes allés à la rencontre de vous même.

Ma question : comment peut-on aller à la rencontre de soit-même lorsque l’on a le nez collé sur un rectangle lumineux à longueur de journée ? C’est lui l’asservissement extérieur ! Ce smartphone nous détourne de ce qui devrait nous interpeller le cœur en nous offrant une image erronée du monde, tout ça c’est du futile qui se fait passer pour de l’essentiel, en gros c’est un piège. On dit que l’on est connecté aux autres mais en vérité on est en premier lieu déconnecté de nous-même et de nos aspirations profondes.

En conclusion :

Les réseaux sociaux c’est super. Pour mobiliser, faire circuler les informations dont les médias ne veulent pas parce qu’elles dérangent, donner la parole à ceux qui ne l’ont pas et qui la méritent, c’est une jolie tribune, une opportunité de changer le monde. Ça c’est quand on les utilise intelligemment ce qui n’a pas toujours été mon cas, loin de là, et j’en suis pleine de regrets.

Peut-être que ce texte ne vous a pas parlé, peut-être ne vous sentez vous pas concerné. Mais je l’ai écrit quand même car j’aurais bien aimé le lire il y a quelques années, avant de perdre tout ce temps à brasser du « rien », à ne pas vivre mon présent.

Cet Iphone était un petit enfant vampirisant et mon cerveau n’en pouvait plus jusqu’à me suggérer timidement une légère nausée lorsque pour la énième fois dans la journée j’ouvrais une de ces applications magiques, laquelle allait m’informer ici du dernier buzz, là du nombre de like généré par une de mes photos. Ce flux continu d’anecdotique se faisant passer pour de l’essentiel, avait raison de mes journées, de mon temps, de mon inspiration et, par extension, de mes rêves. Je le savais comme un fumeur sait qu’il nourrit possiblement un cancer et scande qu’il faut bien mourir de quelque chose. A ceci près que mon excuse à moi était qu’il faut vivre avec son temps.

Je continuerai d’utiliser les réseaux sociaux pour partager mon travail, une pensée ici et là et bien sûr mes engagements auprès de divers associations. Sans doute continuerai-je aussi de survoler les fils d’actualités des gens que j’aime, enfin évidemment j’irai de mon Instagram de temps en temps, par hédonisme. Mais plus jamais plus de vingt minutes par jour en tout. Le prix à payer en retour est trop grand…

Et si maintenant je dois sortir mon Iphone, ce sera pour une faire une chose à laquelle il sert aussi avant tout mais j’avais oublié : téléphoner.

 

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16 réflexions sur “Ma nouvelle vie sans les réseaux sociaux. Ou presque.

  1. Ça me parle 🙂
    A chaque fois que je pars en vacances, surtout dans un pays lointain (genre où on n’a pas de wifi, ça coûte cher, blabla…), je me sens « libérée, délivrée », mais alors d’une force !
    Et quand je reviens, ça recommence.
    Je n’ai volontairement jamais créé de compte Twitter, mais Facebook et Instagram sont déjà super chronophages.
    Ton histoire avec les tortues m’a fait sourire : l’appareil photo de mon téléphone est pété depuis presque 2 semaines et j’ai cette conne voix au fond de moi qui me dit « mais les gens vont penser que tu es morte/que ta vie n’est plus intéressante… que tu n’es personne ?!? C’est horrible !!!
    Mais c’est vrai, ça reste de formidables outils pour la diffusion d’infos, je pense notamment au véganisme.
    Et puis bon, mon amoureux et moi, on veut toujours de la tête de Becky et Moustache 🙂

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  2. Coucou ma Christinette,
    MERCI ! Tu viens de me confirmer quelque chose qui me trotte dans la tête depuis quelques temps.
    Accro aux réseaux sociaux depuis (trop) longtemps. Ils ne m’ont pas quittés même en arrivant ici sur cette magnifique île de La Réunion que je découvre et apprécie depuis maintenant plus d’un an.
    Ce qui m’à mis la puce à l’oreille, c’est qu’à chaque endroit de l’île visité, chaque plage, chaque nouveau restaurant, chaque coucher de soleil, j’avais besoin jusqu’à présent de faire la photo parfaite et la partager en ne vivant plus l’instant présent. Une obsession de j’aime, de commentaires donc confirmez-moi que vous m’aimez !
    Des amis, famille ou proches bien sûr, des artistes rencontrés, appréciés et suivis, mais beaucoup de virtuel.
    J’ai compris aussi que j’avais délaissé depuis la lecture en laissant deux livres commencés depuis longtemps… Assez aussi de sortir mon téléphone toutes les dix minutes même en compagnie d’amis n’importe où et délaisser les conversations.
    Donc, ce soir, tu auras été mon « declencheur » (pas mal pour une histoire de photos ». Je veux retrouver ma liberté.
    Le sevrage va commencer bientôt puisque le temps des résolutions arrive dans quelques jours. Je ne dis pas tout stopper, Facebook et Instagram, mais réguler comme toi et me permettre vingt à trente minutes par jour quitte à mettre une alarme pour me dire stop !
    Nous nous croiserons encore j’en suis certain ne serait-ce que pour suivre tes actualités et les aventures de Pretty Becky et Monsieur Moustache.
    Merci encore ma Belle et très bon 2017 à toi et tes proches
    Mille bises

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  3. Ton article me parle beaucoup, il se trouve que depuis quelques mois je n’ai plus ni facebook ni twitter sur mon téléphone parce qu’il a des soucis de mémoire, non par choix. Au final je me suis habituée sans même m’en rendre compte à ne plus avoir messenger ou le fil d’actu fb en permanence sur mon téléphone. Je regarde instagram deux fois par jour pour voir les photos de tous les gens que je suis (en France et à l’étranger, rapport au décalage horaire et à ce putain d’algorithme instagram) mais au final j’utilise encore trop les réseaux sociaux sur mon ordinateur, ça sera mon prochain petit pas vers une utilisation d’internet mieux pensée pour moi : réduire les réseaux sociaux aussi sur l’ordinateur🙂

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  4. Merci !!!
    Je m’y retrouve tellement et je crois que je vais enfin passer le pas : supprimer ces réseaux au moins de mon smartphone. Je ne m’inquieterai donc pas pendant le sevrage… Et j’espère en ressentir autant de bénéfices !

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  5. Super article, merci 🙂
    J’y songe aussi de plus en plus depuis ces derniers jours et j’en ai fait le constat accablant hier : j’ai passé la majorité de ma journée scotché à mon smartphone entre Facebook, Instagram et Twitter…
    Au point que j’ai dû remettre en charge mon smartphone 2 fois dans la journée, après avoir cramé plus de 70% de ma batterie, 2 fois…
    Et que finalement je n’ai pas fait grand chose de constructif de ma journée et qu’en plus, je me sentais super fatigué…
    Pathétique !
    Je vais faire la même que vous ! Résolution 2017 avant l’heure 🙂
    Encore merci !!
    Bises.

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  6. Je suis tombée par hasard (euh non finalement) il y a 3 jours sur cet article. Merci merci mille mercis car il a permis de déclencher le petit pouce qui me manquait. J’ai supprimé Facebook de mon iPad hier soir en prévoyant de passer au plus 20mn par jour sur mon Pc. C’est le 1er jour mais j’ai confiance…

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  7. Tout à fait d’accord avec toi ! Je n’ai jamais cédé à l’appel du Smartphone et je pense que ça n’arrivera jamais pour toutes les raisons que tu as listées !

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    • Merci beaucoup Thierry 😉 Et pardon pour le délais de ma réponse… J’illustre qu’effectivement Internet et moi ça fait deux !

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  8. Merci pour ce témoignage 🙂
    Une de tes dernières phrases résume bien : « tout ce temps à brasser du « rien » ».
    Il faut savoir se donner des limites, mais ces outils sont tellement bien pensés pour capter le temps de disponibilité, que la solution la plus efficace est souvent la déconnexion !

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